Un département au-dessus de la moyenne, avec des poches
Les Hauts-de-Seine se situent légèrement au-dessus de la moyenne nationale de densité en médecins généralistes, ce qui en fait l’un des départements franciliens les mieux pourvus après Paris. Cette position moyenne recouvre néanmoins des écarts réels entre le nord du département et le sud, et entre communes voisines.
Le zonage régional ne s’applique pas au département mais à des territoires plus fins. Un centre altoséquanais ne peut donc pas conclure de la réputation du 92 qu’il est hors de tout dispositif : la vérification se fait à l’adresse, pas au département.
Le contrat de solidarité territoriale, levier central ici
C’est le dispositif le plus pertinent pour un département bien doté, et le plus méconnu. Il concerne un centre médical ou polyvalent situé hors zone d’intervention prioritaire, qui met un praticien à disposition d’un territoire qui en manque, en contrepartie d’un soutien et d’une prise en charge des frais de déplacement.
Autrement dit, la bonne dotation des Hauts-de-Seine n’exclut pas du soutien public : elle oriente vers un autre mécanisme. Un centre du 92 proche de la Seine-Saint-Denis ou du Val-d’Oise est géographiquement bien placé pour ce type de montage.
Un marché de l’emploi médical concurrentiel
La densité a un revers pour les gestionnaires : les praticiens y ont le choix. Le département concentre des employeurs nombreux, publics comme privés, et un centre de santé y recrute en concurrence directe. La grille de rémunération compte, mais elle ne suffit pas à retenir dans un bassin où l’alternative est à quinze minutes.
Le sujet devient donc moins « comment obtenir une aide à l’installation » que « comment construire un poste que le praticien ne quittera pas ». C’est un axe de travail à part entière de nos missions de recrutement de médecins.
Les financements qui ne dépendent pas du zonage
Un centre du 92 conserve un accès plein aux financements liés au statut et au conventionnement, indépendants de la densité locale : recettes conventionnelles, dispositifs forfaitaires assis sur les engagements d’organisation, rémunération sur objectifs de santé publique, et pour un centre conventionné la subvention Teulade. Pour beaucoup de structures altoséquanaises, c’est là que se trouve la marge réelle, davantage que dans les aides territorialisées.
Ce que nous regardons dans le 92
Nous vérifions le zonage à l’adresse, nous établissons ce que les valorisations démographiques du nouvel accord national apportent à votre situation, puis nous auditons les recettes conventionnelles, qui sont fréquemment sous-déclarées dans les centres bien installés. Le cadre régional complet est décrit sur notre page financements en Île-de-France.
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